Pourquoi le chiffre d’affaire n’est pas le seul facteur de réussite ?

Pourquoi le chiffre d’affaire n’est pas le seul facteur de réussite ?

Le 15 juin 2015, Prem Rawat a profité d’un passage au Portugal pour offrir aux dirigeants d’entreprise une recommandation selon laquelle ils ne devront pas mesurer leur réussite en se basant seulement sur leur chiffre d’affaires. Si la majorité des employés partagent cependant cet avis, les employeurs sont encore nombreux à ne pas en prendre compte.

Pourtant, même si l’on ne prend pas en considération les dires de Prem Rawat en ne se concentrant que sur le monde des affaires proprement dit, le chiffre d’affaires ne constitue pas le seul indicateur de performance. Explication.

Un indicateur de performance parmi tant d’autres

Tout entrepreneur voulant avoir une idée sur les performances de son entreprise devra se baser sur le chiffre d’affaires. Ce dernier permet en effet de procéder à une évaluation du montant des ventes selon l’objectif qu’il s’est fixé. Il s’agit par ailleurs d’un indicateur sur lequel on peut se reposer d’évaluer par rapport à la concurrence.

Il faut tout de même noter que le chiffre d’affaires ne suffit pas en lui-même pour déterminer si la santé financière de l’entreprise est bonne ou non. On ne peut pas en effet bien se prononcer sur cette question sans se fonder sur plusieurs autres indicateurs, à savoir :

  • La marge et le taux de marge
  • Le seuil de rentabilité
  • Le résultat d’exploitation
  • L’excédent brut d’exploitation

Au-delà de l’aspect financier de l’entreprise par ailleurs, d’autres critères sont aussi déterminants pour dire que telle entreprise réussisse ou non. C’est le cas notamment du bien-être des salariés.

Bien-être au travail, déclic après des vagues de suicides touchant 2 géants français

France Télécom Orange et Renault font partie des entreprises françaises les plus performantes financièrement, mais elles se trouvaient également parmi celles qui étaient humainement pauvres. Les deux ont notamment connu une vague de suicide tout au long de la décennie 2000 et au début de la décennie 2010. Chez le premier, les années 2000, 2002 et 2010 étaient les années noires, car il y a eu respectivement 28, 29 et 27 suicides à cause d’un management dur.

Pourtant, ces années, les chiffres d’affaires étaient bons : 33 milliards d’euros et plus de 43 milliards pour les deux autres années. Chez Renault, pour la période allant de 2000 à 2011, une série de suicides a eu lieu, même si l’ampleur était plus faible que celle d’Orange, mais l’aura de l’entreprise a fait que les médias, les dirigeants politiques et l’opinion publique s’en emparaient.

Ces affaires ont entraîné une prise de conscience collective sur les répercussions du management par la pression et par la peur. Les deux géants ont rectifié le tour depuis, et ont été suivis dans cet engagement par plusieurs de leurs paires.

De plus en plus d’entreprises très engagées en matière de QVT

Orange et Renault fait actuellement partie des modèles en matière de ressources humaines en France et dans le monde, grâce à des politiques de ressources humaines basées, entre autres, sur la performance, la gestion des talents, la formation et le développement des compétences, la culture et l’engagement dans des causes humanitaires.

Les deux entreprises ne se trouvent cependant pas encore dans le top 10 mondial et le top 10 français. En effet, si le premier classement est dominé par Alphabet, Microsoft, Red Hat, Apple et SAP, le quintuplé de la tête est formé par Salesforce, Hermes, Murex, SAP et Thales en France.

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